Réussir est un droit, pas un privilège !
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Deux ans après le vote de la loi recherche, la situation de la recherche française et des jeunes chercheurs ne s’est pas améliorée. Les candidats « UNEF
et associations étudiantes » portent de nombreuses revendications pour défendre la recherche publique et les jeunes chercheurs.
Le paysage de la recherche française a été modifié en profondeur par l’application de la loi recherche de 2006. Elle a eu pour conséquence l’accroissement des logiques de concurrence avec le
développement des financements sur projets et la remise en cause de pans entiers de la recherche jugés « non rentables » comme les sciences humaines et sociales.
Les doctorants sont les premiers touchés par cette politique. Alors qu’en 2004, le mouvement des chercheurs avait mis en lumière la situation des jeunes chercheurs (absence de statut, conditions
de travail dégradées…), leur situation ne s’est guère améliorée depuis. Aujourd’hui les carrière de la recherche ne sont pas attractives et 40 % des doctorants abandonnent leur thèse en
cours faute de moyens pour la financer.
Aujourd’hui la recherche publique française a besoin d’un investissement public massif, et de davantage de coopération. L’augmentation du nombre de docteurs est primordiale pour assurer le fort
besoin de personnels formés à la recherche. Un réel statut, de bonnes conditions de travail et un avenir dans les carrières de recherche doivent être garantis.
Les candidats « UNEF et associations étudiantes » défendent des revendications pour la sauvegarde de la recherche publique et l’amélioration de la situation des jeunes
chercheurs.
1. Un financement public pour la recherche publique
La France est aujourd’hui loin de l’objectif de 3% du PIB consacré à la recherche. Or dans une société de la connaissance, le progrès est garanti par un fort investissement dans la recherche publique. En effet c’est ce qui permet une indépendance de la recherche et la mise en place de projets sur le long terme.
L’efficacité de la recherche est basée sur la coopération de l’ensemble des acteurs. L’organisation de la recherche doit être fondée sur ce principe et non sur une logique de concurrence.
3. Renforcer le lien entre l’enseignement et la recherche
La recherche est indissociable de l’enseignement supérieur. Pour assurer la qualité de l’enseignement, un fort adossement à la recherche et à ses évolutions est indispensable.
4. Améliorer les conditions de travail des doctorants
Aujourd’hui 70 000 doctorants participent activement à la production scientifique française mais ne bénéficient d’aucun statut, travaillent dans des conditions très dégradées et pour certains abandonnent leur thèse faute de moyens. Aujourd’hui, l’amélioration des conditions de travail des doctorants et la reconnaissance de leur statut doit être une priorité. Nous demandons :
Beaucoup d’étudiants se détournent de la recherche car les débouchés y sont peu attrayants. Il est important de faciliter l’orientation et d’améliorer l’information des étudiants afin de palier au manque d’attractivité de certaines disciplines scientifiques et d’offrir des débouchés.
6. Améliorer l’insertion professionnelle des jeunes chercheurs
Les jeunes chercheurs rencontrent de nombreuses difficultés à faire reconnaître leur diplôme sur le marché du travail. Pour faire face aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes chercheurs, des mesures d’urgence doivent être prises pour mieux préparer la poursuite de la carrière et offrir plus de perspectives professionnelles aux docteurs.
Les doctorants et les jeunes chercheurs sont bien souvent exclus de la représentation démocratique dans l’enseignement supérieur et ont des difficultés à porter leurs revendications.