Réussir est un droit, pas un privilège !
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1- INTEGRATION DES IUFM : un bilan mitigé
La loi d’orientation de Fillon (2005) a conduit à l’intégration des IUFM au sein des universités. La quasi-totalité des IUFM est aujourd’hui intégrée respectivement dans une université de chaque académie.
Favorable à l’intégration des IUFM, l’UNEF avait également dénoncé l’absence de cadrage national du processus d’intégration, qui s’est réalisé au cas par cas, académie par académie, sans critère objectif préalablement définis.
Certaines intégrations se sont déroulées dans des conditions relativement bonnes, notamment dans les académies où il n’y a qu’une seule université, et lorsque les personnels ont été associés aux discussions en amont. D’autres révèlent que certaines universités ont privilégié le critère financier et la visibilité académique.
è L’UNEF demande à ce que la masterisation de la formation IUFM soit encadrée au niveau national pour éviter les disparités d’une académie à l’autre
2- LE DEBAT SUR LA MASTERISATION EST RELANCE
Si l’UNEF avait salué l’intégration des IUFM, elle avait également dénoncé l’absence de reconnaissance diplômante de la formation délivrée au sein des IUFM. adressée au ministère de l’éducation indique que la « formation des enseignants devra durer 5 ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master ».
Un groupe de travail va être mis en place dans les prochains jours par le ministère de l’enseignement supérieur et les étudiants doivent faire entendre leurs revendications.
En parallèle, l’Etat et les collectivités territoriales recrutent toujours plus de contractuels au détriment de titulaires de plein exercice.
La masterisation de la formation délivrée au sein des IUFM ne doit pas se traduire par la formation d’ « enseignants » non titulaires qui viendraient directement en concurrence avec les enseignants fonctionnaires.
Cette attaque supplémentaire à l’encontre du service public d’éducation n’est pas acceptable.
POSTE AUX CONCOURS 2008 : UNE NOUVELLE SAIGNEE
A la veille des départs en vacances, le ministère de l’éducation nationale a rendu public les postes ouverts au concours de recrutement des professeurs des écoles et des enseignants au second degré pour 2008, avec une diminution de 9,2% par rapport à 2007.
Cette baisse intervient alors que des coupes massives avaient déjà été opérées des années précédentes, et correspondent à l’objectif du président de la république de
ne remplacer qu’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. Annoncée au dernier moment cette baisse constitue un coup de couteau dans le dos des étudiants qui se destinent à ces professions. De
plus, elle conduit à une augmentation des effectifs par classe et à une diminution de l’offre de formation proposée aux élèves. C’est donc la qualité du service public d’éducation qui est
menacée.
3- LES REVENDICATIONS DE L’UNEF
La création d’un master doit permettre la reconnaissance, en termes de diplôme, des deux années de formation délivrées par l’IUFM, car les enseignants ne sont aujourd’hui titulaires que d’une licence.
Elle doit aussi permettre aux « reçus collés » de valider tout ou partie d’un diplôme de master. Enfin elle constitue également un levier pour la hausse des salaires des enseignants.
è Les contours du Master : il doit être suffisamment large pour assurer un débouché aux étudiants ayant échoué aux concours et assurer une reconnaissance spécifique pour les étudiants ayant réussi le concours pour éviter toute forme de concurrence avec les enseignants fonctionnaires
è Le contenu du master : pour l’UNEF il faut définir un master qui réponde aux évolutions du métier d’enseignant (en lien avec le cahier des charges des 10 compétences définis en 2005) et qui s’inscrive résolument contre toute introduction de la bivalence
è Le concours doit être maintenu à bac + 4 pour éviter tout décrochage entre les enseignants du 1er et 2nd degré. Il permet aussi, par la rémunération des fonctionnaires stagiaires, la démocratisation de l’accès aux métiers d’enseignants
è Les étudiants doivent refuser toute mise en concurrence du service public d’éducation
4- FONCTION PUBLIQUE : ATTENTION DANGER !
Si l’UNEF avait salué l’intégration des IUFM, elle avait également dénoncé l’absence de reconnaissance diplômante de la formation délivrée au sein des IUFM.
Aujourd’hui, le débat est relancé. La lettre de mission de Sarkozy du 5 juillet 2007 adressée au ministère de l’éducation indique que la « formation des enseignants devra durer 5 ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master ».
Un groupe de travail va être mis en place dans les prochains jours par le ministère de l’enseignement supérieur et les étudiants doivent faire entendre leurs revendications.